LES CHANSONS DE NANAK DEV

AVANT PROPOS

Qui était Nanak Dev?

Peu de gens connaissent Nanak Dev, réformateur, voyageur légendaire et poète incomparable. Nanak Dev naquit le 15 avril 1469 – bien que son anniversaire se célèbre actuellement en novembre – dans un petit village nommé Talvandi près de la grande ville de Lahore en Inde. Le Pakistan n’existait pas à cette époque.

 

 Nanak Dev et les contes du voyageur

Nanak Dev est plutôt connu par les contes issus des quatre Janamsakhis (récits de la naissance et de la vie) qui ont été rédigés un siècle après sa mort. Avec ses deux compagnons, soit Bala l’hindou, soit Mardana le musulman ou les deux, Nanak Dev voyagea pendant vingt-quatre ans à travers l’Inde, l’Arabie, l’Irak, la Perse, l’Afghanistan, le Tibet et le Sri Lanka. Nul prophète n’a jamais voyagé autant (voir carte). Grâce à ses contes, les historiens ont pu reconstituer les routes que Nanak Dev avait prises, ont pu découvrir les lieux qu’il a visités et ont également pu vérifier les dates.

Selon les contes, Nanak Dev a accompli d’innombrables miracles. Mais ils ne sont pas réels car Nanak Dev était farouchement opposé aux miracles et à la magie. De plus, les contes contiennent trop de d’inconsistances chronologiques, d’aspects miraculeux touchant souvent la magie et l’incrédibilité, limogeant les pensées exposées dans ses propres poèmes. Nanak Dev était un grand et brave personnage, ayant entrepris de longs et périlleux voyages. Il a rencontré des personnes de toutes sortes, bonnes et mauvaises. Pour mettre les gens sur le bon chemin, il créait souvent une situation amusante. Associer une telle grande personne à des actes hors du commun n’est pas exceptionnel.

À époque où les contes furent écrits, la foi et la croyance étaient beaucoup plus importantes que la connaissance. Il y avait peu de gens qui pouvaient expliquer les paroles rénovatrices de Nanak Dev aux gens illettrées. Une partie importante de la société rendait les peuples dépendants en exploitant leur illettrisme au travers de fausses pratiques religieuses. Ces contes, pour la plupart rédigés par des personnes proches de la famille de Nanak Dev, mais de mauvaise volonté, ont réussi à dévier et même à éloigner la communauté Sikhe entière de l’enseignement original de Nanak Dev. C’était un moyen subtil et réussi pour les hindous traditionalistes afin de polluer les écritures de Nanak Dev en associant ces poèmes avec d’anciens mythes de l’Inde appartenant aux dieux et aux déesses. Plusieurs contes n’ont aucun sens, pas de logique, ne sont pas utiles et sont chronologiquement impossibles. En ajoutant des images traditionnelles au récit des miracles, les contes sont devenus une croyance forte mais fausse. Souvent elles insultent l’humanité de Nanak Dev et le transforment en un être surhumain extraordinaire, ce que Nanak Dev n’a jamais voulu être.

 Son humanité

Doué d’une amabilité intellectuelle, émotionnelle et spirituelle surprenante depuis son enfance, il a accompli des œuvres formidables dans les domaines littéraires, sociaux, philosophiques et religieux. On dit que son guru était la nature même. Son esprit vif observait tout ce qui l’entourait, recueillant une connaissance incroyable pendant ses longs voyages.

Au court de sa vie, il a lutté sans répit contre les mauvaises pratiques religieuses et sociales, de façon à relever la dignité humaine. Son ambition était de répandre et de mettre en œuvre l’idée de la fraternité humaine, d’une société égalitaire sans distinction de caste ou de religion, ainsi que l’égalité entre hommes et femmes.

À la fin de son dernier voyage, Nanak Dev bâtit le village de Kartarpur (la ville du Créateur) sur la rive droite de la rivière Ravi. C’est là qu’il vécut pour le restant de sa vie. Il rallia beaucoup de disciples à ses pensées innovatrices et modernes. L’un d’eux, Lehna fut choisi par Nanak comme son successeur. Nanak Dev décéda le 22 septembre 1539 à l’âge de septante ans.

Nanak Dev, le philosophe (Les pensées de Nanak Dev)

Attristé par la fausseté de la pratique religieuse des hindous, des musulmans, des jains et des bouddhistes ainsi que les peuples bernés par les dirigeants, Nanak choisit la voie de la simplicité. Il exprime cette pensée dans un postulat qui est devenu le préambule du livre saint Sikh : Sri Guru Granth Sahib Ji également connu sous l’Adi Granth, le Premier Livre (AG):

Un seul Être suprême tout-dominant;

La vérité éternelle qui se répand partout;

Le Créateur-Réalité ultime, sans peur sans haine;

Intemporelle est Son image, non-engendrée, Être en Soi;

Par la grâce de L’illuminateur-Guru.

Clairement, il n’a pas invoqué Dieu ou un autre nom désignant Dieu. Il a postulé une Force qui enveloppe tout et qui se répand partout et pour toujours – un Flux éternel. Quand il utilise les noms des dieux dans ses chansons, ils font partie de ce Flux, bien que souvent il emploie ces noms traditionnels pour indiquer l’Être suprême. En bref, il harmonise la nature et le concept de Dieu comme une entité unique, suprême et éternel.

Dans plusieurs poèmes Nanak Dev affirme que le «guru en livre» est ni le livre, ni les mots, ni les chansons, mais les idées qu’il exprime. Si l’on ne connaît pas ces idées et que l’on ne peut pas les suivre, on ne peut ni apprendre du guru, ni avoir sa bénédiction. Souvent les Sikhs citent l’Adi Granth: « Le Verbe est Guru et Guru est le Verbe » et ils attribuent à ce vers un sens étroit se limitant aux écrits de l’Adi Granth. En réalité, « Verbe », qui est une expression universelle englobant tout, ici veut dire « le Nom », un terme fréquemment utilisé par Nanak Dev pour exprimer l’essence du Dieu-Flux* formé de l’énergie vitale, l’information, les interactions et les interdépendances. Le Dieu-Flux lui-même est le vrai Guru parfait.

Nanak Dev met l’accent sur le comportement (gain-vie) juste, le partage et la pratique du Nom. Il a rejetté l’idolâtrie, les rituels et la vie ascétique des yogis, une échappatoire de la responsabilité familiale et communautaire. Chaque être humain est spirituellement souverain. Chaque individu peut donc devenir heureux par ses propres actions. Pour apprendre ce mode de vie, il spécifie le besoin absolu d’avoir un guide, le guru. Ce concept est le fondement du système d’éducation dans toutes les branches humaines et scientifiques. Le guru peut être sous n’importe quelle forme, pas seulement un être humain. Ce que Nanak Dev a écrit reste le fondement philosophique et spirituel de l’Adi Granth ainsi que de la tradition sikhe.

La plupart des chansons de Nanak Dev traitent le problème des mauvaises  pratiques religieuses et souvent l’injustice sociale. Comment peut-il être salutaire de simplement chanter de telles chansons ? Elles sont servies pour accomplir des rituels glorifiés par l’élégance de leur musique sans connaître leur valeur littéraire, linguistique, philosophique et sociale inestimable. Il est désolant d’observer que les chansons de Nanak Dev soient devenues des moyens de culte alors que leurs paroles traitent de problèmes sociaux et n’ont aucun rapport avec la spiritualité.

Nanak Dev, le poète

Nanak Dev était un poète sublime. Il a écrit ses pensées sous forme de chansons pendant ses voyages la plupart du temps. Il les chantait lorsque l’occasion se présentait. C’est le premier chef d’œuvre littéraire de la langue punjabi. Ainsi, pour mieux connaître Nanak Dev il est essentiel d’étudier et de comprendre ses chansons.

Évidemment tous les poèmes ont été composés pour être chantés. Pour que les peuples, en grande partie illettrés, puissent comprendre les préceptes sociaux et éthiques, Nanak Dev utilise volontairement un langage simple et populaire d’époque. Pour la même raison il utilise des métaphores et allégories tirées de la mythologie hindoue et autres traditions, de la vie de tous les jours, des métiers actuels, des gens. De cette façon, il réussit à enivrer la population de nature pure et simple.

La poésie est rimée, musicale et métrique, alignée en raags afin d’être chantée à toute heure et dans n’importe quel endroit. Ces chansons se terminent en exprimant un rapport avec l’Être suprême qui n’a pas de limite; c’est l’amour pur, typique, sain et équilibré.

Nanak Dev se sert de la tradition mystique soufie et traduit souvent en termes érotique la communion de l’âme humaine femelle avec l’Être Éternel, un époux masculin viril. Cette image représente aussi la réalité sociale en Inde où, depuis les anciens temps, l’homme demeure dominant. Est-ce qu’en prenant cette métaphore Nanak Dev n’a-t’il pas involontairement fortifié le pouvoir masculin dans la société Sikhe, ce contre son propre prêche de l’égalité de homme et de la femme ?

La langue des chansons

Nanak Dev s’exprime en langues médiévales et en dialectes divers de l’Inde du Nord, proches du panjâbî et du hindî, avec de nombreuses expressions en sanskrit, en farsi et en arabe. La raison pour laquelle les Sikhs continuent à les chanter avec beaucoup d’amour, sans apprécier le message de Nanak Dev, est l’évolution de la langue de la même façon que celle de l’anglais de Shakespeare ou du français de Molière.

Au cours de ce projet de traduction j’ai essayé d’exprimer fidèlement les pensées de Nanak en français. J’ai appris que les paroles des chansons sont beaucoup moins difficiles que celles de «La Tempête » (The Tempest) de Shakespeare ou celles de la langue des poètes des temps modernes, anglais ou punjâbi. Cette difficulté est inhérente des paroles poétiques ; on ne peut l’éviter. La différence marquante est que l’on continue à étudier et jouer les pièces de Shakespeare à tous les niveaux, de l’école à l’université, du théâtre national aux scènes mondiales. Mais ce n’est pas le cas des chansons de Nanak, elles sont chantées comme un culte religieux.

À l’époque les peuples les comprenaient. Aujourd’hui, elles devraient être comprises sans difficulté si les gens apprenaient le hindi ou le punjâbi au même niveau que la poésie anglaise de Wordsworth ou Coleridge et la poésie française de Molière. Avec la connaissance de quelques règles grammaticales de la langue de L’Adi Granth, nous trouverons que la langue de Nanak n’est pas aussi difficile qu’elle paraît. Beaucoup de Français sont au courant des pensées de la littérature indienne. Ils peuvent ainsi interpréter ces chansons correctement, sans besoin d’ajouter des mots explicatifs.

Où se trouvent les chansons de Nanak Dev ?

Elles se trouvent dans le livre saint Sikh, l’Adi Granth, un recueil de chants mis ensemble en 1604 par Arjun Dev, le cinquième successeur spirituel de Nanak. Les cinq autres gurus successeurs ont suivi la tradition poétique, la renforçant sans dévier des pensées de Nanak. L’Adi Granth contient également des écrits provenant de différentes traditions religieuses. Le principe que Nanak Dev avait établi était strictement appliqué pour choisir les chansons des vingt bhaktas, saints hommes et bardes, qui appartenaient aux religions et aux diverses castes du XIIème au XVIIème siècle. Ils représentaient l’ensemble social de l’Inde entière. La plupart de ces chansons ont été collectionnées par Nanak Dev au cours de ses voyages.

Arjun Dev, homme éclairé et érudit, classa avec l’aide d’autres savants les 6667 poèmes et couplets, dont 974 écrits par Nanak Dev, entièrement rédigés en script gurmukhî.

Les chansons appelés shabads sont destinés à être chantés. Donc, Arjun Dev a divisé toutes les chansons, y compris celles de de Nanak en raags**.

Arjun Dev a juxtaposés les compositions de Nanak Dev avec les compositions d’autres auteurs, tous arrangés selon les accords musicaux, Raags et non pas selon le sujet ou le thème. Pour la commodité des lecteurs, la gamme ascendante et descendante de chaque raag est inclue au début de chaque chapitre.

Ses chansons sont ainsi réparties à travers les 1430 pages de l’Adi Granth; ce qui ne facilite pas la lecture et l’étude de ses écrits pour connaître côté poétique, ses pensées, son idéologie, ses dons littéraires et linguistiques, ses soucis sociaux et religieux, son approche vers une vie simple et son rejet de la duplicité, l’hypocrisie et la fausseté constituant le mode de vie des chefs religieux hindous, musulmans, jains et bouddhistes.

Pour connaître la personne de Nanak, il est nécessaire d’extraire de l’Adi Granth l’ensemble de tous ses écrits et de les étudier séparément. Ainsi on peut les étudier par une approche philosophique ou théorique d’une part, et par des enseignements pratiques d’autre part. C’est précisément le but de cette publication.

La traduction en Français

Dr. Jarnail Singh a traduit l’Adi Granth en français, ce qui aurait pu m’aider grandement dans ce projet. Cette publication n’est malheureusement pas facile à obtenir.

Les ouvres j’ai utilisé sont :

  1. Gurbani Viakaran. (Punjabi) -(Grammaire de la langue de l’Adi Granth) par Dr Sahib Singh ; Singh Brothers, Amritsar (Inde), 1939 ; 4ème éditions, 1990
  2. Sri Guru Granth Sahib Darpan. (Punjabi)  (10 Volumes) par Dr Sahib Singh; Raj Publishers, Jallandur, (Inde), 1962-1964.
  3. Sri Guru-Granth Sahib [ENGLISH VERSION](4 Volumes) par Dr Gopal Singh, Gur Das Kapur & Sons, Delhi, (Inde), 1962-1964.
  4. Sri Guru Granth Sahib – English and Punjabi Translation. (8Volumes) par Manmohan Singh; Shiromani Gurdwara Parbhandhak Committee, (SGPC), Amritsar, (Inde), 1969-1996.
  5. Gurbani – CD, par Kabir S. Thind, Sa Mateo, USA.
  6. Gurshabad Ratnakar: Mahan Kosh (Encyclopedia of Sikh Literature) (Punjabi) par Kahan Singh, Bhasha Vibhag, Patiala (Inde) 1939.
  7. Selections from the Sacred Writings of the Sikhs, UNESCO Collection; George Allen & Unwin, 1960.
  8. Les Sikhspar Michel Delahoutre, Editions Brepols, Belgique, 1989.
  9. JAP-JI: Enseignement initiatique  du Guru Nanak (XVIe siècle), Ed. Présence, Sisteron, 1970.
  10. GURU NANAK Le messager de l’Unitépar Gérard Bossy, L’Or du Temps éditions, Saint Martin Le Vinoux (France). 1991

Tout d’abord j’aimerais souligner que j’ai strictement suivi l’interprétation des chansons par Dr. Sahib Singh (Référence 2), un ouvre monumental et indispensable en dix volumes. Les trois traductions en Anglais et Punjabi (Références 3, 4, et 5) m’ont servi à mieux comprendre l’interprétation de certains textes. Mais il faut signaler que ces trois traductions ont été sévèrement critiquées à cause de l’Anglais employé qui est plus vétuste que la langue originale même. Mise à part les erreurs grammaticales et les expressions qui dérangent le lecteur les critiques spécifiques suivantes sont congrues:

  • La grammaire est démodée, difficile à comprendre, demandant beaucoup de concentration.
  • Les expressions employées sont particulières à la mode des 18ème et 19ème siècles de l’Inde britannique, sinon plus anciennes mais souvent mal employées.
  • En somme, la lecture est déroutante pour l’oreille actuelle du lecteur.
  • L’intention d’être humble et révérant envers l’Adi Granth est présente mais les auteurs ont ajouté des expressions et mots qui n’existent pas dans les chansons originales et ont ainsi sous-estimé la capacité du lecteur.
  • La plupart du temps l’importance donnée aux mots dévie le lecteur du thème de la chanson ainsi que de la simplicité et de la beauté poétique de l’originale.

Pour éviter ces pièges, j’ai pris la voie de la simplicité déjà démontrée clairement par Nanak Dev lui-même. Les modèles dans les Références 7, 8, 9 et 10 m’ont bien servis. Premièrement je me suis assuré que le thème de la chanson prévaut tout le reste. Pour atteindre ce but, le chemin ouvert par Dr Sahib Singh (Référence 2) m’a aidé de façon extraordinaire. Deuxièmement, j’ai évité de rajouter des superflus qui n’existent pas dans l’original, car ce n’est pas nécessaire du tout. Pour atteindre l’objectif principal qui est de transmettre les pensées de Nanak Dev, je me suis limité à traduire les mots originaux sans ajouter des mots glorifiants ou colorés. Il faut signaler que tout a été fait pour maintenir la traduction aussi proche que possible de l’original en mot et en esprit et ainsi tenter de maintenir les images dépeintes par Nanak. Pour transmettre les pensées réformatrices et dominantes de Nanak Dev fidèlement, les aspects suivants ont été pris en compte :

  • Aucune tentative n’a été prise pour versifier, rimer ou poétiser la traduction. Manifestement, la traduction en français ne peut pas rendre les aspects poétiques et métriques d’origine.
  • Pour que chaque chanson puisse être chantée sur une mélodie choisie, le vers thématique de la chanson souvent employé comme un refrain est indiqué en lettres grasses.
  • Le sens original du vers est exprimé sans ajouter les mots explicatifs. Là où il est inévitable, un mot explicatif est ajouté entre parenthèses ou un astérisque (*) sur le mot concerné renvoyant à une note à la fin de la chanson.
  • Un mot qui peut avoir plusieurs sens est traduit conformément au thème de la chanson.
  • La langue française courante est utilisée pour que l’idée soit transmise simplement sans tenter de l’interpréter. L’interprétation n’est pas nécessaire.
  • Les images poétiques sont maintenues sans trop de pertes.

Format de la présentation

Pour faciliter l’étude, les écrits de Nanak ont été mis ensemble en deux volets :

Première partie :

Le Jap, le premier poème de l’Adi Granth et les 20 poèmes du chapitre suivant,  Sri Raag,  ont été imprimés avec les poèmes originaux correspondants en écriture Gurmukhi. Les mots équivalents en français sont indiqués avec l’exposant correspondant, afin de sensibiliser les lecteurs et étudiants francophones à la langue et à la structure des poèmes originaux.

Deuxième partie :

Le reste des poèmes des 20 Raags et les couplets qui ne figurent pas dans un Raag sont présentés en français seulement.

 Remarque importante

Les Sikhs considèrent l’Adi Granth comme un guru vivant et ils traitent le livre comme tel. C’est devenu  une tradition de le vêtir d’habits précieux, le réveiller à l’aube, le présenter sur une estrade décorée, le coucher le soir et symboliquement le nourrir, de la même façon que certaines sectes hindoues traitent les idoles de dieux et déesses.

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*Voir : BIG-BANG YOGA: NOUVEAU DIEU  www.bigbangyoga.org

**Le raag qui signifie attirance, couleur, teinte ou passion, est un cadre mélodique (à ne pas confondre avec les notions de gamme ou de mode, même s’il y a une certaine affinité avec celles-ci). Il est utilisé dans la musique classique indienne. Chaque raag est lié à un sentiment, une saison, un moment du jour. Un raag est essentiellement un ensemble de règles sur la manière de construire une mélodie. Il spécifie les règles des mouvements ascendants et descendants, la gamme, les notes à utiliser librement et celles à utiliser avec parcimonie ou à éviter, etc. Tout ceci donne un cadre utilisable pour composer ou improviser des mélodies, autorisant un nombre infini de variations basées sur un ensemble de notes prédéfinies. Pour la commodité des lecteurs, la gamme ascendante et descendante de chaque raag est inclue au début de chaque chapitre. (Texte adapté de Wikipédia).

 

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